L’Europe adopte un nouveau plan contre le sida
La Commission européenne a adopté ce lundi un plan d’action afin de relancer la lutte contre le VIH/sida dans l’ensemble des États membres de l’Union, mais aussi dans l’ensemble des pays voisins, candidats ou candidats potentiels à l’adhésion à l’UE, membres de l’Association européenne de libre-échange (AELE) ou tout pays concerné par la politique européenne, y compris la Fédération de Russie.
CES DERNIERS sont invités à contribuer aux trois objectifs fixés : réduire le nombre de nouvelles infections dans tous les pays européens d’ici à 2013 ; améliorer l’accès à la prévention, au traitement, aux soins et à l’accompagnement ; améliorer la qualité de vie des personnes qui vivent avec le VIH/sida.
Le nouveau plan prolonge le précédent, adopté en 2005 pour quatre ans, et qui jetait les premières bases de la stratégie européenne, avec notamment la centralisation opérationnelle de la surveillance par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Il met aujourd’hui l’accent sur la prévention.
Entre 2001 et 2007, le nombre de personnes infectées est passé de 1,5 à 2,2 millions (730 000 dans l’UE) avec un taux de prévalence du virus de 0,1 à 1,2 %. Et 50 000 nouvelles infections ont été diagnostiquées en 2007, avec une disparité des modes de transmission en fonction des pays. La Commission mise sur des stratégies de prévention ciblées, scientifiquement fondées, tenant compte des réalités locales et s’adressant aux populations prioritaires : les hommes ayant des relations avec les autres hommes, les usagers de drogues injectables (70 % des nouvelles infections dans les pays voisins de l’Union) et les migrants provenant de pays à forte prévalence – la transmission par voie hétérosexuelle représente environ 40 % des nouveaux cas de séropositivité due à des rapports sexuels diagnostiqués dans l’UE.
Des régions ont également été définies comme prioritaires, en particulier l’est du continent, où
« le VIH et le sida se propagent actuellement à une vitesse alarmante », relève la Commission, qui mise sur la coopération et le transfert de savoir-faire grâce aux échanges de médecins, d’infirmiers et d’experts de la santé publique et au partage de données de qualité. Une évaluation indépendante est prévue d’ici à 2012.
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Tant qu un homme, une femme, un enfant verra son avenir voilé, pour moi, rien ne sera terminé...
Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse...