Le dépistage du VIH proposé à tous, de 15 à 70 ans
La Haute Autorité de santé (HAS) sur le dépistage de l’infection par le VIH vient de publier la deuxième partie de ses recommandations sur le dépistage de l’infection par le VIH en France. La première, publiée en octobre 2008, avait préconisé la fin du double test, la deuxième partie devrait profondément modifier l’ensemble du dispositif de dépistage en France.
LE RAPPORT recommande que la proposition de tests de dépistage soit élargie à l’ensemble de la population âgée de 15 à 70 ans, hors notion d’exposition à un risque de contamination ou caractéristique particulière.
« L’idée est de sortir la proposition de dépistage de la notion de comportement à risque afin de modifier le regard porté sur le dépistage du VIH et de promouvoir l’idée qu’une meilleure connaissance du statut sérologique peut apporter un bénéfice important tant au niveau individuel que collectif », explique le Dr Olivier Scemama, de la HAS.
La mise en œuvre de cette stratégie place les médecins généralistes en première ligne, même si les CDAG/CIDDIST sont maintenus. Le test pourra également être proposé, lors d’un recours aux soins hospitaliers, à toute femme enceinte au moment de la première consultation prénatale et au cours du 3e trimestre de grossesse aux femmes séronégatives exposées à un risque et aux conjoints et futurs pères à la naissance.
Proposition ciblée.
La stratégie proposée par la HAS comporte un deuxième volet visant de manière spécifique les groupes de population particulièrement affectés par le VIH en France. Une
« proposition ciblée et régulière » du test concernera les homosexuels multipartenaires, les usagers de drogue injectable, les patients originaires d’une zone de haute prévalence de la Caraïbe ou d’Afrique subsaharienne. Le test leur sera proposé tous les ans.
Des recommandations particulières sont aussi formulées pour la Guyane, avec un test de dépistage proposé tous les ans à l’ensemble de la population générale dans le cadre des services de soins primaires, médecins généralistes et dispensaires, et du recours aux soins hospitaliers. Les tests de dépistage rapide y sont fortement recommandés afin d’atteindre les groupes qui n’ont pas accès au dispositif classique de dépistage.
Ce n’est pas le cas dans les autres départements, où le dépistage repose essentiellement sur les tests ELISA combinés, le recours aux tests rapides n’étant justifié que dans un cadre médicalisé en cas d’urgence au niveau individuel et dans un cadre organisationnel particulier (urgences, actions associatives) faisant actuellement l’objet d’une expérimentation.
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Tant qu un homme, une femme, un enfant verra son avenir voilé, pour moi, rien ne sera terminé...
Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse...